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Official languages … and some repercussions of globalization

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Montebello, QC, 2015.07.19; 11:30

De langues officielles… Et de certains effets de la globalisation.

Il y a quelques jours, Le Droit, le journal de langue française de la région de la capitale du Canada, mentionnait dans un éditorial la tristesse qu’Ottawa, capitale d’un pays bilingue, résistait à plus de quarante  ans d’encouragement à se décrire comme ville bilingue d’un pays bilingue et à reconnaître l’existence du « fait français ».

 

Il est certain que cette résistance est due à une majorité anglaise; qu’à ne cela tienne, elle risque d’entraîner l’obsolescence de la capitale du Canada.  Voici comment :

L’Amérique du Nord a des chances de devenir latine, c’est-à-dire que le français sera vraisemblablement la dernière des préoccupations des Ottaviens. qui résistent encore le bilinguisme de la capitale.

Ceci est, en partie et encore, la conséquence du mauvais traitement de la Grèce par l’Union européenne et le système bancaire.

L’aide ridicule qu’a proposé la BCE (Banque centrale européenne) , que la Grèce a malheureusement accepté, est un sparadrap ne suffisant pas aux quarante points de suture nécessaires.

Le résultat sera un autre échec européen avant Noël.  Ce qui amènera sans doute un sérieux manque de confiance dans l’euro;  cela vraisemblablement entraînera une réévaluation du Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (PTCI ; TTIP en anglais);

 

Cela encouragera les pays asiatiques et latino-américains à durcir leur position dans l’autre accord transocéanique, le Partenariat transpacifique (PTP).

 

 

 

Tout cela pour dire que l’Amérique du Nord, les États-Unis en particulier, afin d’assurer leur croissance devront faire face; d’une part, outre Atlantique, à un réajustement étant donné le possible désastre guettant  l’Europe et, d’autre part, le durcissement que les partenaires de l’accord transpacifique seront tentés d’adopter.
Ces prémisses étant posées, il paraît logique que la croissance Nord-Américaine passe uniquement, ou presque, que par les Amériques.

Ce n’est pas parce que logique que cela se fera de soi.
Les États-Unis, ayant près de 50 millions d’hispano parlants, ont les ressources nécessaires pour faire de l’espagnol sa deuxième langue officielle.  Cela aurait l’heur de lier les deux Amériques de façon magistrale.  L’Amérique latine serait alors capable de présenter ses propres lois ainsi que de communiquer directement un texte espagnol au gouvernement étatsunien; sans pour autant que celui-ci soit automatiquement obligatoirement accepté par Washington.

Cette théorie a été émise par le Professeur Felipe Fernández-Armesto, dans son essai Our America, publié au début 2014.

Dans cet essai il expose que le tissus de l’histoire des États-Unis est tissé sur une trame horizontale, partant de la fondation de Jamestown sur l’Atlantique en 1607 aux rives du Pacifique atteintes par voie terrestre fin 1805 par Lewis & Clark.  Les Américains oublient la trame complémentaire celle qui va du Sud au Nord; celle-ci commence en 1505, à la fondation de San Juan de Puerto Rico et allant s’étendre jusqu’aux missions bordant ce qui allait devenir la Colombie-Britannique en traversant le Southwest et les Prairies, elle s’est faite en espagnol et constitue ainsi la trame complémentaire du tissus historique des États-Unis.   …

Revenons-en à la probable obligation qu’auront les États-Unis à vite consolider leur Destinée manifeste; dans l’éventualité où elle se fasse le Canada devra suivre; et si Ottawa persiste à ne fonctionner qu’en anglais, qu’à cela ne tienne, Montréal et Gatineau se feront un plaisir d’être trilingues…  et à aider tous les américains et le reste du monde à faire face à la probable nouvelle réalité économique panaméricaine.
 

Cette possibilité donc, nous la devons à la cupidité néo-libérale européenne.

Ne nous en faisons pas trop pour les Grecs …  Les barbares venus du Nord se couvraient de peaux de bêtes, tandis que les Grecs, eux :
—  cela fait longtemps qu’ils vêtent de fines cotonnades
—  cela fait longtemps qu’ils pensent,
—  cela fait longtemps qu’ils philosophent,
—  cela fait longtemps qu’ils calculent,
—  cela fait longtemps qu’ils imaginent,
—  cela fait longtemps qu’ils dansent, bref,
—   cela fait longtemps qu’il savent vivre.

Bon, pourquoi continuer?  À la fin, c’est encore la Grèce qui essaie de nous apprendre à résister…
Donc, je suis la Grèce. 

 

Montebello, QC, 2015.07.19; 11:30

Official languages … and some of the repercussions of globalization.

Le Droit, the French newspaper of the capital region of Canada, a bilingual nation for nearly half a century, published an editorial underscoring the sad fact that notwithstanding pressures to have Ottawa declared a bilingual capital of a bilingual country, the city is still resisting official bilingualism and the acknowledgement of the French fact.

Admittedly, that resistance is due to Ottawa’s English speaking majority; so be it; that majority might have prepared the obsolescence of the capital of Canada…  And this is how and why:

It is possible that, in a few short years, North America will become Latin, that is to say, French will be the least of the worries of the Ottawans still resisting the capital’s bilingualism.


This is, in part and again, because the poor treatment the European Union and the flawed banking system gave Greece.

The ridiculous help the ECB (European Central Bank) gave Greece — which it unfortunately accepted — is a plaster where forty suture points were needed.  This will result in another European failure before Christmas.

That will, no doubt, bring another European failure and the accompanying  drop in the confidence in the Euro; in turn, that will likely bring a revaluation of the Transatlantic Trade and Investment Partnership (TTIP),

 

 

 

That will encourage the Asian and Latin-American countries to harden their position in the other transoceanic agreement, The Trans-Pacific Partnership (TPP).

 

 

All this to say that North America, the United States in particular, to have growth, will have to face tougher trade conditions overseas, on the one hand, eastward over the Atlantic, in Europe in a disastrous failure it is likely to face within six months; and, on the other hand, south and westward around the Pacific where its TPP partners might just harden the position they will take, given the messy situation the US will be facing in Europe.  It seems logical, then, that growth will be strictly an American affair.

It is not because logical that it will happen on its own.
The USA, having an Hispanic population nearing 50 million has the necessary resources to make Spanish the second official language.  That would bind North and South America in a brilliant and masterly way.  It would allow Latin American countries to present their laws and communications directly in Spanish to the US government; without it having to automatically accept it without change.   Answers and questions would be made in Spanish thus dealing swiftly with matters at hand.

This is Professor Felipe Fernández-Armesto in his essay Our America , published in January 2014.

 

In it, he argues that the history of the United States of America is fabric woven as follows: it has a warp which is the traditional East-West history, from the foundation of Jamestown on the Atlantic in 1607, to the mouth of the Columbia on the Pacific shores reached overland by Lewis & Clark in November 1805;  the woof of which starts, in 1505, with the foundation by the Spaniards of San Juan de Puerto Rico through the Southwest, the Prairies, and on to the missions bordering British-Columbia.  Thus was the woven fabric of the history of the United States of America. …

 

Back to the probable necessity that the United States reclaim their Manifest destiny.  Should it happen, it will happen quickly enough to take Ottawa unprepared and brain washed against a multilingual environment; we Canadiens, if somewhat sad, are not overly bothered, Montreal and Gatineau will have little trouble, indeed it will be a pleasure, becoming trilingual and helping all pan-Americans, and the rest of the world to work in the likely the new Pan-American economic reality.
The likeliness of this scenario, we owe to an European neoliberal cupidity.

Let us not worry too much about the Greeks … The barbarians from the North wore animal skins, the Greeks on the other hand,
—  forever have been wearing fine cottons,
—  forever have been thinking
—  forever have been philosophising,
—  forever have been calculating,
—  forever have been imagining,
—  forever have been dancing,
—  forever have had savoir vivre.

Well then, why carry on?  In the end they are still trying to teach how to resist…

Therefore, I am Greece.

 

Montebello, QC, 2015.07.19; 11:30

De idiomas oficiales… y de algunas consecuencias de la globalización.

Le Droit, el diario de idioma francés de la región de Ottawa, la capital nacional de Canadá, un país oficialmente bilingüe desde hace unos 46 años; pues Le Droit en un editorial de la semana pasada se lamentaba de la resistencia de Ottawa a ser la capital bilingüe de un país bilingüe y a reconocer el hecho francés.

 

Es cierto que tal resistencia es debida a la mayoría inglesa; pues, que así sea.  Quizás esta mayoría haya preparado la obsolescencia de la propia capital de Canadá…  Por la razones siguientes:

Es algo posible que, de aquí a unos pocos años, América del Norte se vuelva Latina; en cuyo caso el francés será el último de los problemas de los habitantes de Ottawa.

En parte, y otra vez, la culpa es del maltrato que la Unión Europea y el sistema bancario han reservado a Grecia.

La ridícula ayuda del Banco Central Europeo (BCE) a Grecia – que, por desgracia, aceptó, es un esparadrapo en vez de los cuarenta puntos que necesitaba.  Esto llevará con sí otro fallo europeo antes de Navidad.

 

Lo cual resultará en una seria falta de confianza en el Euro, que a su turno hará que se revalué la Asociación Transatlántica para el Comercio y la Inversión (ATCI), conocido en lengua inglesa como Transatlantic Trade and Investment Partnership (TTIP) o Transatlantic Free Trade Area (TAFTA) o Área de Libre Comercio Trasatlántico.

Esto permitirá a los países asiáticos y latino-americanos de endurecer sus posiciones en el otro acuerdo transoceánico, El Acuerdo Estratégico Trans-Pacífico de Asociación Económica (en inglés: Trans-Pacific Strategic Economic Partnership o Trans-Pacific Partnership, TPP).

Todo esto para llegar al punto siguiente: América del Norte, los EE.UU. en particular, para conseguir crecimiento y dadas las condiciones en Europa, verosímilmente desastrosas en menos de seis meses, y, el probable endurecimiento de la posición de los miembros del TPP (acuerdo transpacífico ), condiciones y posiciones a las cuales se tendrá que enfrentar América del Norte.  Parece lógico que este crecimiento sea principalmente Americano.

 

No porque lógico se hará por sí solo.
Los EE.UU habiendo en su populación cerca de 50 millones de hispanoparlantes, tiene los recursos como para hacer del español su segundo idioma oficial.  Esto sería una manera magistral de unir ambas Américas, Sur y Norte.  De paso, esto permitiría a los países de América Latina presentar sus leyes y otras comunicaciones en español directamente a EE.UU. sin que por tanto Washington tenga que aceptar automáticamente, la respuesta si hubiese  se haría en español.

 

Esta teoría, es la que presenta el profesor Felipe Fernández-Armesto en su ensayo Nuestra América: Una historia hispana de Estados Unidos

 

El ensayo nos informa que el tejido de la historia de EE.UU. tiene como urdimbre la historia inglesa Este-Oeste desde la fundación de Jamestown en 1607 hasta la desembocadura del río Columbia en el Pacífico alcanzados por vía terrestre por Lewis & Clark en 1805; la trama siendo la historia hispánica Sur-Norte yendo de la fundación por los españoles de San Juan de Puerto Rico en 1505 hasta las misiones bordando la que fuera British Columbia en Canadá.
Así ha sido el tejido de la historia de EE.UU.

 

 

De vuelta a la probable obligación de EE.UU. a volver a hacerse con la doctrina de su destino manifiesto , si tuviese que ser, ocurrirá lo suficientemente rápido como para coger Ottawa poco preparada ya que ni siquiera es capaz de enfrentarse con el hecho francés.  A nosotros canadienses-franceses no nos molesta mucho ya que seremos dispuestos y felices de trabajar en tres idiomas.  Montréal y Gatineau no dudarán, ni mucho menos temerán, obrar para ayudar a todos los americanos así como al resto del mundo a trabajar en la nueva realidad económica panamericana.

La verosimilitud de este escenario lo debemos a la codicia neoliberal europea.

No nos lamentemos por los Griegos…
Mientras los bárbaros del Norte se cubrían de pieles, los Griegos,
—  desde siempre, han sabido lucir algodones finos,
—  desde siempre, han sabido pensar,
—  desde siempre, han sabido filosofar,
—  desde siempre, han sabido calcular,
—  desde siempre, han sabido imaginar,
—  desde siempre, han sabido bailar,
—  desde siempre, han tenido “savoir vivre”.

Bueno, al fin al cabo, hasta sigue Grecia tratando de enseñarnos a resistir…

Así que soy Grecia.

Thomas Piketty …

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Montebello, mercredi 2015.07.08; 08 :00

Pendant que les médias essaient de nous expliquer que la Grèce s’est présentée « sans aucune proposition » hier, mardi 7 Juillet, devant le parlement européen et que, de ce fait, est coupable de ne “redemander de l’aide sans autre plan…” etc., nous peinons à comprendre d’une part, en quoi cela nous concerne et, d’autre part, les maigres explications données.

Entre en jeu Thomas Piketty (https://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Piketty) monstre et éminence mondiale en économie sociale.  Le 2 Juillet il donne une entrevue au journal Le Monde (http://www.lemonde.fr/); dans cette entrevue de 25 minutes il explique clairement les vices de formes de la relation Union Européenne / Grèce ainsi que la probabilité d’une sortie de la Grèce de la Communauté Européenne.  Avant de quitter la présentation de Thomas Piketty, il est à signaler que son livre Le capital au XXIe siècle, brique de 685 pages (dans la version anglaise que je posssède) dont les droits de traduction anglais ont été acquis par l’Université de Princeton; revenons-en au sujet, la brique donc s’est vendue à plus d’un million et demi d’exemplaires, un livre sur les calculs mathématiques expliquant l’inégalité dans le monde actuel…  Voici donc le lien à cette entrevue : http://www.lemonde.fr/festival/video/2015/07/02/thomas-piketty-ceux-qui-cherchent-le-grexit-sont-de-dangereux-apprentis-sorciers_4668064_4415198.html

Montebello, Wednesday 2015.07.08; 08:00

As the media try to inform us that « Greece showed-up “empty-handed” in front of the European Commission yesterday, Tuesday July 7th;  we might find difficult to understand first, how is it my concern, and, second, the explanations ,if any, given to explain the rift between the European Union and Greece.

Now steps in Thomas Piketty
(https://en.wikipedia.org/wiki/Thomas_Piketty ) in an interview he gave last week to the newspaper Le Monde; in this 25 minutes interview (in French) he explains the rift by exposing the unsustainable European logic and above all its banking system.  The rift, therefore, is not of Greece’s doing it is due to faults in the EEC’s financial structure.  

Link to the interview:
http://www.lemonde.fr/festival/video/2015/07/02/thomas-piketty-ceux-qui-cherchent-le-grexit-sont-de-dangereux-apprentis-sorciers_4668064_4415198.html

 

Grèce: Convertir la dette en investissements

2015.07.07

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2015.07.07; 09 :40

Parmi les clameurs européennes et médiatiques voulant que le Syriza d’Alexis Tsipras ait trahi la Grèce, il nous faut trouver des opinions plus explicites, humaines et d’intérêt public.

 

Je vous en présente une :  Elle a été signée par les trois personnes qui suivent :

1.     Gabriel Colletis, Professeur d’économie à l’Université de Toulouse-1 Capitole et chercheur au Laboratoire d’étude et de recherche sur l’économie, les politiques et les systèmes sociaux (Lereps);

2.     Jean-Philippe Robé ;  avocat aux barreaux de Paris et de New-York;

3.     Robert Salais; directeur de recherche émérite en économie au Centre national de la recherche scientifique (CNRS).

 

 

Leur article Convertir la dette en investissements, mérite toute notre attention car il nous prouve que l’Europe se concentre à ne considérer que la même solution que le peuple grec a refusé; les médias européens et internationaux leur emboîtent le pas…

 

 

L’approche de Gabriel Colletis et al. est entièrement différente et beaucoup plus pratique, ne serait-ce que parce qu’avec un peu de bonne volonté, le plan mérite une étude.

Si le plan n’est pas considéré par l’Europe, ce sera du à l’absence de ce peu de bonne volonté

 

2015.07.07; 09 :40

In the European and media concert of opinions presenting us the desperate situation of the “poor Greeks” treasoned by Alexis Tsipras and his Syriza party, we must try to make a better sense of what will happen to Greece and Europe. This text is learned, human and of public interest.

Here is a text signed by the following three authors.

1.     Gabriel Colletis,  professor of Economics at the University of Toulouse-1 Capitole, and, a researcher at the Laboratoire d’étude et de recherché sur l’économie, les politiques et les systèmes sociaux (Lereps);

2.     Jean-Philippe Robé; lawyer practising in both Paris and New-York;

3.     Robert Salais ;  Emeritus Director of research in Economy at the National Center for Scientific research (CNRS).

 

Their paper Convertir la dette en investissements,  deserves serious consideration because it is proof that Europe is still only considering the same solution that over 60% of the people in Greece rejected; European and international media follow up tirelessly wondering, and leading interviewees to agree:
What will Greece do?  It has no money!

The approach taken by Gabriel Colletis et al. is entirely different and far more practical, would it only be because with a modicum of good faith, the exposed solution deserves attention.

Should Europe not pay attention, it would only be due to the fact that it is lacking that modicum of good faith.